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Vue de l’exposition Les Flammes, MAMVP, Paris, 2021

Anne Dressen

Le décor à l’œuvre

Mercredi 15 décembre 2021

Anne Dressen propose de revenir sur l’articulation entre ses partis-pris curatoriaux et scénographiques, ou comment la question du display informe sa pratique de l’exposition et le sens de ses projets; Commissaire d’exposition au MAM de Paris, elle a développé une série de projets ayant en commun de réfléchir à ce qui apparaît souvent comme la périphérie de l’art, visant notamment à repenser les définitions et les catégories établies, entre l’art et le décoratif, l’art et l’artisanat ou le design, mais aussi entre les arts dits nobles et les autres, qu'on dit appliqués, populaires ou amateurs. Loin d’être secondaire ou accessoire, la manière de montrer est pour elle au moins aussi signifiante que ce qui est montré, et se pense toujours en synergie et en fonction des expositions. Souhaitant continuer de penser des alternatives au white cube et à sa pseudo neutralité, elle s’intéresse aux questions du domestique mais aussi du corps et du vivant, en termes d’objets et de scénographie, dans toute leurs implications physique et politique.

Anne Dressen (1976, Paris) est commissaire d’exposition à l’ARC, le département contemporain du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Après des études littéraires (hypokhâgne, khâgne, Lettres Modernes à Sorbonne Paris 4), elle s’est orientée vers l’histoire de l’art et a obtenu le diplôme de l’École du Louvre, un DEA d’histoire de l’art contemporain de la Sorbonne Paris I et un Master de la New York University, NY.Ses expositions interrogent les pratiques artistiques officieuses ou périphériques au regard des beaux-arts traditionnels, notamment autour du son, du clip vidéo, de la copie et de la reproduction, de l’artisanat ou du décoratif, en lien avec des problématiques relevant de l’histoire culturelle, coloniale, et du genre, à l’instar de : « Off the Record » (2004), « Playback » (2007), « Sturtevant. The Razzle Dazzle of Thinking » (2010), « Seconde main » (2010), « La Demeure Joyeuse » (2012) et « Decorum. Tapis et tapisseries d’artistes » (2013) qui voyagea ensuite au Power Station of Art de Shanghai (2014). En 2014-2015, elle a organisé la rétrospective de « Carol Rama » en collaboration avec le MACBA de Barcelone qui sera ensuite présentée dans les musées d’art moderne de Espoo/Helsinki (EMMA), Dublin (IMMA) et Turin (GAM) en 2015-2017. Son prochain projet d’exposition porte autour de l’ornement et des bijoux, d’artistes notamment.Ses textes et essais sont publiés dans des catalogues institutionnels, des livres d’artistes, et des revues d’art (telles que Artforum, Frog, Petunia, The Exhibitionnist, Flash Art International…). Elle enseigne l’histoire de l’art contemporain et l’art vidéo à l’ECAL (Ecole Cantonale des Beaux Arts de Lausanne).

En 2009, elle a obtenu la bourse de la Villa Medicis Hors les Murs pour une recherche autour de la réalité et des fantasmes liés à la culture et aux usages du faux et de la copie dans la Chine ancienne et contemporaine.

En 2014, elle a été nominée pour le 2014 Gerrit Lansing Independant Vision Award / Independant Curators International / ICI.

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